Au fil des mots…

L’ATTENTE

Être dans l’attente, ça n’est pas « Être », c’est avoir son attention coincée dans son mental, c’est être coupé de l’instant présent pour se retrouver projeté dans l’histoire, dans le scénario catastrophe créé de toutes pièces par le mental.

Car qui, à part le mental peut nous faire attendre ? Attendre quoi ? Attendre qui ?…    Attendre soi !

Qui à part le mental peut nous faire croire que nous avons le pouvoir d’influencer, de contrôler, de maîtriser quelque chose à l’extérieur de nous, quelque chose qui ne dépend pas de nous ?

Qui à part le mental peut nous faire chuter dans une vibration basse de peur, de colère, de rage ou de haine et activer ainsi nos blessures de trahison, d’abandon, de rejet, d’humiliation ou de jugement ?

Vouloir n’est pas une certitude, une assurance d’obtenir, mais attendre c’est toujours vibrer en soi le manque, le vide, la peur.

C’est mettre sa capacité de vie en suspens, c’est remettre son pouvoir entre des mains extérieures à soi, c’est renoncer à son propre pouvoir de co-créateur/ tion.

La vie ne se fait pas attendre, elle n’attend pas, elle est là, ici et maintenant.

Si l’idée de partir en mission humanitaire te fait vibrer…

Si l’idée de partir en mission humanitaire te fait vibrer… Alors écoute ton cœur et fonce ! violonisteQuels que soient tes talents, tes passions, ton métier, tu trouveras toujours quelque chose à partager avec quelqu’un, quelque part ! Choisis l’organisme avec lequel tu veux œuvrer, les conditions de réalisation de la mission et lance-toi, saute le pas.

En lisant le texte préparatoire à la première interview du mois, j’ai découvert que la jeune femme était partie, dans le cadre de ses études, en mission humanitaire. J’ai aussitôt repensé à la mission à laquelle j’ai participé, il y a… quelques années de ça, au Bénin !

Pourquoi j’avais choisi de partir en mission humanitaire ?

Pour plusieurs raisons :

Tout d’abord parce que c’était une opportunité rare qui s’offrait à moi dans le cadre de mon travail et que j’avais là l’occasion de réaliser un de mes vieux rêves !

Parce qu’il s’agissait de l’ONG « PLANÈTE URGENCE » dans le cadre du « CONGÉ SOLIDAIRE ».

Ensuite et surtout parce qu’arrivée à 50 ans, je voulais savoir si (me prouver que ^^) j’étais encore capable de faire quelque chose dont j’avais vraiment très envie et qui n’intéressait que moi, seule. En effet, en couple ou en famille ça roulait, mais seule… ça oblige à sortir de sa zone de confort, ça oblige à se remettre en question.

Enfin, parce que cette mission était une mission d’enseignement, une mission de formation de formateurs !

Voilà pour ma motivation ! Mais en fait, peu importe la motivation, l’essentiel est d’aller au bout de ses rêves ! Je me rappelle qu’à la même période, une juge de je ne sais plus quel tribunal, partait avec toutes ses gamelles et ses ustensiles pour faire des cours de cuisine !

Pourquoi Planète Urgence et le congé solidaire ?

Ce que j’ai aimé chez Planète Urgence, c’est justement le congé solidaire et la formation préalable !

Le congé solidaire, c’est une façon particulière de réaliser une mission de solidarité internationale, dans le cadre d’un accord spécial avec son employeur. Le financement est assuré par l’entreprise et le collaborateur partage ses compétences, sur son temps de congés, avec un porteur de projets. Le porteur de projet est généralement une association locale qui définit ses vrais besoins. Que ce soit une demande du pays dans lequel s’effectue la mission est pour moi très important, la mission doit répondre à un véritable besoin !

Ce que j’ai aimé dans ma mission : tout et particulièrement le côté relationnel, que ce soit avec les adultes ou avec les enfants, lors de nos visites dans les écoles des villages et de brousse. Des moments parfois durs, déstabilisants, des moments de partage, des moments de fou-rire, des moments gravés à jamais dans le cœur et la mémoire, des moments où le « H » de Humain s’écrit avec une majuscule.

Alors, si l’idée de partir en mission humanitaire te fait vibrer…