Au fil des mots…

L’ATTENTE

Être dans l’attente, ça n’est pas « Être », c’est avoir son attention coincée dans son mental, c’est être coupé de l’instant présent pour se retrouver projeté dans l’histoire, dans le scénario catastrophe créé de toutes pièces par le mental.

Car qui, à part le mental peut nous faire attendre ? Attendre quoi ? Attendre qui ?…    Attendre soi !

Qui à part le mental peut nous faire croire que nous avons le pouvoir d’influencer, de contrôler, de maîtriser quelque chose à l’extérieur de nous, quelque chose qui ne dépend pas de nous ?

Qui à part le mental peut nous faire chuter dans une vibration basse de peur, de colère, de rage ou de haine et activer ainsi nos blessures de trahison, d’abandon, de rejet, d’humiliation ou de jugement ?

Vouloir n’est pas une certitude, une assurance d’obtenir, mais attendre c’est toujours vibrer en soi le manque, le vide, la peur.

C’est mettre sa capacité de vie en suspens, c’est remettre son pouvoir entre des mains extérieures à soi, c’est renoncer à son propre pouvoir de co-créateur/ tion.

La vie ne se fait pas attendre, elle n’attend pas, elle est là, ici et maintenant.

resolutions

Maintenant que l’euphorie des bonnes résolutions du début janvier est passée, loin des bilans exhaustifs divers et variés et des nouvelles résolutions ajoutées aux rivières de résolutions souvent mort-nées ; vous prendrez bien un petit changement dans votre vie !

Tout d’abord, soyons clair et plantons le décor, je ne prends jamais de résolution en début d’année !

J’ai en effet, une sainte horreur de ce « rituel » là car, vous comme moi, nous le savons, quand on prend des résolutions pour changer quelque chose que l’on n’aime pas chez soi ou dans sa vieça ne marche jamais ou presque, même si vous faites preuve de volonté et que ça n’est pas forcément difficile.

Mais pourquoi ça ne marche pas, Élhadi, me direz-vous ?

Faites une petite pause, rembobinez et rappelez-vous la dernière résolution que vous avez (aviez) prise, quelle était-elle ?

  • Faire du sport pour perdre du ventre, des fesses, des cuisses ou prendre muscle… ?
  • Faire un régime pour perdre du poids avant de vous mettre en maillot de bain ?
  • Arrêter de fumer pour faire des économies ?
  • Travailler moins pour ne plus vous « déchirer » avec votre conjoint(e) ?

Je vous l’accorde, ceci peut paraître un peu caricatural, un peu trop cliché, quoi que…

Faites un arrêt sur image et observez.

Quelles sont les motivations derrières vos résolutions ? Sont-elles inspirées par un désir profond de votre cœur ? (Tient, qu’est-ce qu’il vient faire ici celui-là… ?)

Non, en général, elles partent souvent du ment-al : d’un sentiment négatif et d’un jugement intérieur sur ce que vous croyez devoir être ou ne pas être, sur ce que vous croyez être capable de faire ou ne pas avoir été capable de faire jusqu’à présent.

Et tout ça pour l’image… L’image que vous voulez donner de vous, l’image que vous pensez que l’on attend de vous, l’image que la société essaye de vous imposer (jeune, belle/beau, mince, charismatique, intelligent, sportif…).

Et alors ?

Seulement voilà, pour correspondre à ça, vous allez devoir faire des choses qui ne vous correspondent pas, qui ne vous inspirent pas ou que vous n’aimez pas… Et donc, vous agissez en profonde contradiction avec ce que vous ressentez au fond de vous.

Comme vous n’êtes pas aligné, un conflit intérieur naît, qui vous fait vous sentir mal, vous vous jugez (incapable, sans volonté…), vous êtes déçu, vous abandonnez votre résolution et vous croyez en toute bonne foi que c’est vous le problème.

Or, le problème n’est-il pas plutôt de vouloir vous conformer à des valeurs, des systèmes créés pour exercer un certain contrôle sur vous et vous empêcher de vous choisir, d’être libre, d’être authentique ?

A méditer…

Avec tellement d’amour,

Élhadi

Deuxième partie